
Par Ben FOFANA
Tafiré situé à 113 kilomètres de Katiola le chef lieu de région, et deuxième chef-lieu de sous-préfecture le plus important de la région du Hambol, a vibré ce dimanche 10 août 2025 au rythme d’ouverture du WOBELE Festival, un rendez-vous culturel et social qui est à sa quatrième édition. En ce jour de marché, la cité a accueilli habitants, visiteurs et passionnés autour d’un programme festif où la tradition rencontre les enjeux contemporains. Le comité d’hébergement a pied d’œuvre quelques jours déjà auparavant et très débordé n’a ménagé aucun effort jusqu’à des heures très tardives pour que chaque personne invitée à ce festival soit reçu au mieux. Ce sont de nombreux participants qui ont effectué le déplacement pour regagner cette belle petite agglomération afin de vivre ce brassage de générations et de cultures.

Dès les premières heures, les rues se sont animées d’un esprit convivial. La journée d’ouverture, placée sous le signe de l’interaction générationnelle, a été marquée par des compétitions sportives populaires : pétanque, rallye et maracana. Des disciplines qui, bien plus qu’un simple divertissement, incarnent le lien entre les âges, l’esprit d’équipe et le vivre ensemble. Les participations à ces différentes activités étaient prenantes, mixtes et qui plus est la population (« les Nandjelet », jeunes et « Tchèlè » femmes) a été assez réactive. La mobilisation s’est ressentie tant au niveau des activités sportives que des supporters et spectateurs.

Le comité d’organisation, mobilisé depuis des semaines, n’a pas lésiné sur les moyens pour offrir un cadre où chaque activité devient un prétexte à la rencontre et au partage. C’est l’Esplanade de la place Alassane Ouattara au Quartier Résidentiel de la ville qui accueille le festival. En plus de mettre en lumière les richesses culturelles Tagbana avec une visite touristique et culturelle du village de Niédékaha ce lundi 11 Août 2025, ce festival ouvre cette année une fenêtre sur le monde numérique. L’initiative des autorités et des organisateurs, portée en collaboration avec la Fondation Bridge For Increase Africa (FB4IA) est dénommée : « la Case Numérique ». Cette innovation dans le festival et qui répond au thème de cette année : « Culture et Paix, bâtissons un avenir commun », vise à sensibiliser les jeunes et les moins jeunes aux opportunités qu’offre le digital, tout en ancrant ces outils modernes dans un contexte de préservation identitaire.

Ainsi, le WOBELE Festival ne se contente pas de préserver la mémoire collective ; mais le souhaite si bien le promoteur Ousmane Coulibaly, il construit un pont entre le passé et l’avenir, entre les récits ancestraux et les innovations d’aujourd’hui. Dans la chaleur du marché, au son des échanges et des rires, Tafiré démontre qu’il est possible de défendre la tradition tout en regardant résolument vers demain.
